T'y es un gagnant

Publié le par La petite infirmière

Tu peux dire aujourd'hui, "t'y es un gagnant, Serge" ( pour les non initiés, réplique culte de "la vérité si je mens 2") quand :

- Ta tournée se passe comme sur des roulettes. Tu arrives à prendre du temps chez chacun de tes patients, à taper la discute et tu n'es même pas en retard.

- Tu évites un, deux ou trois chevreuils sur le trajet (ça, c'est pour les infirmières de campagne) ou un, deux ou trois fous de l'embrayage (ça, c'est pour les infirmières des villes). Du coup campagne ou ville, ta voiture reste comme neuve ni rayure ni cabosse. Cradosse d'accord mais pas abîmée !

- Tu réussis à piquer Madame "j'ai pas de veines" du premier coup et cerise sur le gâteau elle te dit qu'elle n'a même rien senti.

- À la fin de ta journée de travail, tu as l'air aussi fraîche que lorsque tu as démarré (même pas chaud sous les bras !).

- À midi, tu arrives à rentrer chez toi et fais un vrai repas, le tout en regardant le journal télé. Quoi, 13 heures et déjà rentrée !

- Tu n'es pas en retard dans ta paperasse voire même en avance mais là, c'est très, très rare. Du même coup, ton bureau est rangé, sans stylos débouchés ni papiers éparpillés partout.

- Tu vas chercher tes enfants à l'école et une maman te dit : "ouah, t'as une super mine. Tu reviens de vacances ?" En réalité, tu as bossé toute la matinée et fais les courses entre midi et deux, bref tu es sur les rotules mais ça ne se voit pas !

- Le soir, lorsque ton mari rentre, le repas est prêt, les enfants douchés et les devoirs faits. Une vraie fée du logis.

- Au moins trois patients (ou même deux voire un) t'ont dit qu'ils étaient contents de te voir. Ça fait plaisir quand même.

- Tu viens à bout d'un pansement qui durait depuis des jours. Yes we can.

-Au 30 du mois, tu as payé tes factures, ta nounou, la cantine et ton compte n'est pas dans le rouge.

-Au 30 du mois, tu as payé ton Urssaf, ta Carpimko, tes impôts et ton compte professionnel n'est pas dans le rouge.

-Le soir venu, aucune dispute entre tes enfants, aucun pleur et surtout aucun caprice. Si c'est les trois le même jour, on peut brûler un cierge !

À très vite, pour de nouveaux "t'y es un gagnant, Serge" et en attendant je ne dirais qu'une phrase :"Serge, oh Serge, tu sais que t'y es un gagnant !"

Un petit brin d'autosatisfaction, cela ne fait pas de mal. Au contraire, si au cours d'une journée bien pourrie, tu perçois un " t'y es un gagnant, Serge" dans une de tes actions, tu verras peut-être un petit, même un tout petit rayon de soleil et tu n'auras qu'une envie : SOURIRE.

T'y es un gagnant

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