Un jour sans fin !

Publié le par La petite infirmière

Image tirée du film "Un jour sans fin", où Phil Connors revit toujours la même journée...

Image tirée du film "Un jour sans fin", où Phil Connors revit toujours la même journée...

Bientôt les vacances. La dernière semaine ressemble à un long tunnel dont le bout semble toujours trop loin. Durant cette dernière semaine souvent (et même très souvent) chargée, la tournée semble plus longue que d'habitude. Il plane dans l'air comme un parfum de farniente. Cela commence dès le matin où j'ai de plus en plus de facilités à envoyer valser mon réveil, histoire de retourner dans les bras de Morphée ne serait-ce qu'une ou deux minutes de plus. Mais, il faut y aller ! Les patients ne sont pas en vacances, eux...(enfin, si, certains qui viennent s'aérer quelques jours dans notre belle campagne). Je traîne les pieds, la tête dans les nuages. L'air déjà doux du matin me donne envie de piquer une tête dans la piscine (heu, ça va être compliqué de faire un salto avant dans ma piscine autoportée dont la profondeur ne dépasse pas les soixante-dix centimètres !).

Les soins s'enchaînent et je fais mon p'tit décompte : il ne reste plus que quatre jours, deux heures et vingt minutes ! J'ai l'impression que la semaine ne finira jamais. Tout comme Phil Connors, dans "Un jour sans fin", je revivrai à l'infini cette journée de boulot. Je me lèverai tous les matins avec "I got your babe" de Sonny and Cher !

Pour me rassurer, je me projette dans la perspective d'un avenir proche : dans quatre jours, je serai allongée sur le sable chaud, bien loin de ma tournée et de mes patients. Fini les levés aux aurores et les journées de folie. Place à la bronzette, affalée sur ma serviette.

En attendant, il faut mettre un dernier coup de collier et faire preuve d'une zénitude à toutes épreuves. Il faut bien l'avouer, ma patience semble s'être déjà fait la malle en ces derniers jours de boulot. Je dois puiser en moi toute l'énergie d'un moine bouddhiste pour ne pas envoyer balader certains de mes patients-ronchons.

Je sais, au fond, que la semaine va se terminer (heureusement !) et qu'au moment du départ, je me dirai que finalement cela n'aura pas été si terrible. Les vacances,elles, fileront à la vitesse de la lumière. Je reviendrai reposée et bronzée. Je reprendrai la tournée et au bout de cinq minutes, me remettant dans le bain du boulot, j'aurai l'impression de ne pas être partie. C'est ça les vacances. Si elles duraient tout le temps, ce ne serait plus des vacances. Pourtant, ce serait quand même drôlement bien....un jour de vacances transformé en un jour sans fin, à revivre indéfiniment !

Commenter cet article