Parler des feux de l'amour...

Publié le par La petite infirmière

Eric Braeden (Victor Newman) et Melody Thomas Scott (Nikki Newman)

Eric Braeden (Victor Newman) et Melody Thomas Scott (Nikki Newman)

Lorsque j’entends la musique des feux de l'amour en entrant dans une maison, je fais immédiatement un bond dans le temps. Je me retrouve chez ma grand-mère et je la revois, installée dans son fauteuil, un café chaud à la main, agrémentant chaque épisode de ses précieux conseils vestimentaires (la Cristina Cordula des années quatre-vingt) : « Nicky, elle devrait pas mettre du vert, cela ne va pas avec son teint » ; « Ah ce Jack, quel bel homme ! Le costume lui va si bien ». Parce que, ce qu’elle aimait ma grand-mère, ce n’était pas seulement les mille et une aventures des personnages, mais aussi et surtout le côté bling-bling de la série. Je dois avouer que je me prenais au jeu et suivais avec passion la vie (plutôt agitée, il faut bien le dire) de Victor Newman et ses acolytes, me transformant parfois du haut de mes dix ans en relookeuse officielle de la série.

Aujourd’hui, c’est avant le déjeuner que Victor s’invite dans les foyers, pile à l’heure des pansements de fin de matinée. Il ne semble pas avoir changé d’une ride (chirurgie esthétique quand tu nous tiens !). Pourtant, à y regarder de plus près, il a dû prendre tout de même un sacré coup de vieux (comme tout le monde, j’ai envie de dire) parce que cela fait un certain nombre d’années qu’il fait partie de nos vies. Les fans sont toujours là, ne loupant aucun épisode. Pour moi, les feux de l’amour sont un inépuisable sujet de conversation, que je maîtrise (non sans une certaine fierté) sur le bout de la seringue.

Lorsque j’entends la douce voix de Victor Newman qui envahit un salon, je profite immédiatement de l’occasion pour demander à la dame, installée pour son pansement quotidien :

- Alors, ils en sont où dans les feux de l’amour ?

La dame, l’œil brillant me raconte les dernières mésaventures de ses héros qui, il faut bien le dire, ont un parfum de déjà vu. Combien de fois depuis la création de la série, le chef du clan Newman n’a-t-il échappé à une mort certaine, trompé la pauvre Nikki ou voulu déshériter ses propres enfants ? Des dizaines et des dizaines de fois, très certainement. Et quand bien même ! C’est cela aussi le charme des feux de l'amour : l’histoire évolue mais à la vitesse d’un escargot sous somnifères, ce qui, il faut bien le dire est plutôt commode pour suivre la série sans avoir vu un épisode depuis des années.

Le soin se poursuit au rythme des personnages et des intrigues. Comme par magie, la légèreté du moment fait disparaitre pendant quelques instants le poids de la maladie et nous discutons gaiement de la vie de ces héros du petit écran.

C’est cela que j’aime dans cette série : qu’elle soit là depuis si longtemps, résistant aux modes et aux années. Une sorte de rendez-vous quotidien, un voyage dans le temps, un souvenir commun car : qui n’a jamais regardé, au moins une fois dans sa vie un épisode des feux de l’amour ?

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