Journal de la prairie jour 44

Publié le par La petite infirmière

Journal de la prairie jour 44

 - dis maman, je vais y aller moi à l’école ?

Elle m’a dit cela alors que nous finissions l’installation des maisons du Wisteria Lane Petshops (oui le quartier ressemble à celui de Desperate housewives). En fait, je n’en savais rien, mais alors rien de chez rien parce que l’intervention du premier ministre d’hier m’avait laissée dans l’interrogation la plus totale, pour ce que j’en avais retenu tout du moins. 

-on verra d’ici là, Poulette. Il reste un peu de temps...

Un peu de temps mais peu de temps quand même pour que les communes gèrent la reprise, que les instit s’organisent et que les parents décident si oui ou non leur rejeton retournera à l’école ! Enfin si on a vraiment le choix parce que d’ici là 

tout peut arriver...

Ce mercredi pluvieux a été rythmé par de brèves sorties au jardin pour rempoter, nettoyer, semer et promener John Raclette qui a l’énergie d’un paresseux qui aurait pris une boîte de xanax !

 Avec mon soldat numéro 2 faute de pouvoir faire les boutiques, on a fait mon armoire pour lui trouver des fringues qui lui plaisent et qui ne me plaisent plus trop. Malgré une quantité astronomique de noir (« purée, mais m’man tu n’as pas autre chose comme couleur ?!!! »), elle s’est quand même trouvée un pantalon (noir), une veste (noire), une robe (noire) et une autre (violette, achetée un jour où j’avais bu très certainement 😉 parce que je ne mets presque jamais de violet). Elle était aussi excitée que si elle avait dévalisé un rayon entier de chez Bershka et cela m’a fait plaisir (je me suis dit que je n’avais pas encore des goûts vestimentaires tout à fait pourris !). Plaisir, mais un peu bizarre quand même que ma fille de bientôt quinze ans mettent mes habits... Je savais qu’un jour cela arriverait, mais de là à ce que ce soit maintenant... On n’est jamais prêt pour qu’ils grandissent si vite finalement. Quand ils étaient tout petits, je m’amusais à les imaginer à l’adolescence. Je me disais lui, il sera peut-être comme ci et elle comme ça et les voyais tantôt intellos, tantôt rebelles. Maintenant qu’ils sont en plein dedans, je les regarde prendre leur envol. Ils façonnent leur personnalité avec des côtés attachants et d’autres plus chiants. Des attachiants en quelque sorte... À demain, les zamis. Prenez soin de vous...

 

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