Journal de la prairie jour 49

Publié le par La petite infirmière

Journal de la prairie jour 49

Après la tournée du matin, suis passée au cabinet faire des factures (Ô joie dans mon cœur !!!). Avant de partir, j’ai « checké » (rhooo, ça fait sérieux de dire « checké ») mes mails. Il y avait parmis le paquet de pubs un mail de l’école avec le complément d’information concernant la reprise du 11 mai ainsi que le coupon-réponse (ira ou ira pas) à remplir et à rendre pour demain (vindioux, cela laisse peu de marge de réflexion !). Sur les informations sont expliquées les grandes lignes des mesures mises en place. Franchement cela m’a semblé difficilement faisable pour des gamins de 6-7 ans qui ne se sont pas vus depuis deux mois (et qui n’ont qu’une envie se faire des câlins ou se cracher dessus cela dépend ! 😉). 

Après moultes tergiversations et  réflexions, même si cela risque d’être galère niveau organisation, le soldat 3 ne reprendra pas le chemin de l’école tout de suite.  Trop de précipitation, trop de flou, trop de risque et un peu l’impression d’en faire (pour le coup) de bons petits soldats. La  décision a été difficile à prendre, déjà parce que l’organisation en travaillant tous les deux va être compliquée, mais après discussion-réflexion et re-discussion suivie d’une re -réflexion, on a décidé mon colonel en chef et moi de la garder à la maison. On verra comment les choses évoluent. Après, on a fait ce choix pour l’instant parce que les grands ne reprennent pas tout de suite (vont-ils reprendre un jour ?!) et que l’on va tenter de jongler entre nous, ce qui n’est pas toujours possible pour d’autres parents. Beaucoup n’ont pas le choix.  De toutes façons, il n’y a pas de bonnes ni de mauvaises décisions, juste une décision à prendre face à une situation exceptionnelle. Ce ne sera facile pour personne, ni pour les enfants à l’école, ni pour ceux qui restent chez eux, ni pour les instit’ qui doivent appliquer des mesures souvent irréalisables ! En éteignant l’ordinateur et en m’apprêtant à repartir chez moi, je me suis sentie toute drôle, comme si je venais de regarder dix épisodes de « this is us » à la suite (ben oui, il faut un mouchoir à portée de main), mais que les larmes restaient coincées au fond de ma gorge. Le cœur bien gros et la sensation que dans tout ce foutoir, on nous enlevait une partie de notre liberté...

À demain, les zamis. Prenez soin de vous...

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