Journal de la prairie jour 54

Publié le par La petite infirmière

Journal de la prairie jour 54

Dernier week-end avant le déconfinement et l’on se sent un peu dans le même état d’esprit que si l’on devait reprendre le chemin de l’école et du travail après les grandes vacances. Un peu à tourner en rond en se disant que dans quelques heures, la vie sera peut-être un peu différente. Pourtant, pas grand chose ne va changer , personne ne retourne en cours pour le moment et la reprise du colonel en chef va se faire doucement. Le magasin rouvre ses portes, mais il faut que les choses se mettent en place. Pas facile de tenir un commerce tout en exerçant les « mesures barrières » (décidément je déteste ce mot) demandées !

Du coup, pour ne pas penser à lundi, on s’est lancé avec le soldat numéro 2 dans son projet d’arts plastiques. J’adore l’imagination de la prof : faire un trompe l’œil où l’élève se fond dans le décor. J’ai sorti le maquillage du soldat numéro 3, celui qui sert à la transformer en princesse ou en lion et on est parti sur un maquillage vert et blanc qui se mélange à un tableau que des potes nous ont offert (je vous embrasse les bretons), sur lequel une pieuvre boit des ballons de rouge. Dit comme cela, ça peut paraître bizarre, mais le tableau est sympa et surtout il a, pour mon colonel en chef et moi-même,  une valeur sentimentale (c’est pas ce que l’on dit des croûtes : que c’est moche, mais que ça a une valeur sentimentale ?!). Bref, le rendu était franchement réussi (du maquillage, pas du tableau !). Le deuxième était un total look camouflage pour se fondre dans le champs face à la maison. Le soldat numéro 3 a chouiné  pour avoir un maquillage papillon que j’ai réalisé en deux temps-trois mouvements. On a pris plein de photos avant qu’un orage monstrueux s’abatte sur notre prairie... En rentrant, le soldat numéro 3 m’a rappelé que je lui avais promis de faire un défilé de mode avec les anciennes Monster-hights de sa sœur. Je lui ai demandé si elle était sûre de son coup et si je lui avais bien dit cela. Elle m’a regardée en croisant les bras et m’a lancé qu’une promesse était une promesse, alors on s’est lancé dans l’habillage et le coiffage d’une bonne dizaine de poupées. La gosse qui avait insisté pour garder son maquillage avait maintenant un look de fin de soirée, mais semblait ravie. Malgré mon dos en compote (une heure avachie par terre à pomponner Draculaura et compagnie), je n’ai pas arrêté de regarder ses petites mains encore boudinées qui s’affairaient à habiller les poupées et rien que pour cela, j’aurais continué jusqu’au bout de la nuit...

À demain, les zamis pour un dernier billet officiel de confinement, mais peut-être pas...À vrai dire, je n’y ai pas encore réfléchi . Prenez soin de vous...

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