La facturation de l’angoisse !

Publié le par La petite infirmière

 

Alors voilà, je me suis installée confortablement sur le canapé, j’ai allumé mon ordi, attendu que le paysage du jour apparaisse (une sorte de canyon impossible à situer sur une carte), tapé mon mot de passe (« merde, c’est quoi déjà ce foutu mot de passe ?! ») et cliqué sur le petit icône de facturation. J’ai allongé les bras, basculé mon cou de gauche à droite pour faire craquer ma nuque, pris une bonne inspiration et j’ai commencé ma facturation. J’avais accumulé un peu de retard, la faute à ce satané temps qui passe à toute allure et aux milliards de choses que l’on doit faire dans une vie ! J’ai rentré les nouvelles ordonnances, facturé celles qui se finissaient, joint les justificatifs, bref tout roulait à peu près comme sur des roulettes jusqu’à ce que, ô malheur, le bug de l’an 2000 (celui qui n’avait pas eu lieu le 31 décembre 99 mais qui semblait décidé à apparaître aujourd’hui !) s’est invité entre mon logiciel, ma connection internet et moi ! C’est pour ainsi dire, au moment même où je m’apprêtais à télétransmettre tout ce que j’avais pris soin de facturer, qu’il choisit d’arriver sous forme d’un message d’erreur sur l’écran ! Je poussais un gémissement de désespoir qui fit sursauter le pauvre chien (John Raclette pour ne pas le nommer) qui dormait depuis des lustres et ne faisait qu’un avec son couffin poilu ! S’en suivirent un enchaînement labial fait de « putain », de « merde » et de « putain de merde » et une « mini-crise de nerf » où je tapai du pied et où l’idée de prendre mon ordi à deux mains et de le jeter par la fenêtre me traversa l’esprit ! Mes bonnes résolutions de zénitude avaient subitement disparu en même temps que ma télétransmission ! Je me donnais encore quelques minutes faites d’un mélange de plaintes, menaces envers l’intéressé (« mais marche espèce de connard ! »), tentatives de déconnection/reconnexion (« quelle idée de vivre dans un trou paumé ! »), avant d’appeler au secours ! 

Puis, ô joie extrême et totalement disproportionnée, mon logiciel (accompagné de ma connexion internet), sensible à mes cris déchirants (et hystériques) sembla se remettre à fonctionner, mais disons à un rythme qui me rappelèrent ce pépé au volant de sa vieille Citroën qui m’avait bloqué la route un bon moment la veille (pas moyen de le doubler , un peu de plus et je passais par dessus !). Je pus heureusement transmettre les factures (à la vitesse de l’escargot certes mais mieux vaut une vitesse même lentissime que pas de vitesse du tout !), et quand j’eue fini, je me sentis dans le même état mental que si j’avais participà une épreuve de squid game ! Vidée, mais fière d’avoir réussi ! Moralité : « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». Ben tiens, c’est plus facile à dire qu’à faire !!!

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article