Le blog d'une infirmière libérale. Histoires et anecdotes d'une petite infirmière de campagne en vadrouille qu'il pleuve, qu'il vente et aussi quand le soleil se pointe. Une petite infirmière qui râle un peu, pleure de temps en temps et sourit beaucoup....Bienvenue à toi, viens sur mon blog prendre le bon air de la prairie...
13 Octobre 2015
En plein mois de novembre, alors qu'il a plu pendant des jours, lorsque je me rends chez certains de mes patients , il y a un petit détail qui fait que je suis bien contente de ne pas avoir chaussé des talons hauts Louboutin. Ce sont les mares de boue qui séparent ma voiture de la porte d'entrée de la maison. À ce moment, plusieurs solutions s'offrent à moi : soit je saute comme un cabri évitant les flaques, mais au risque de m'étaler la tête la première dans la bouillasse (ce qui est déjà arrivé, et là je n'ai pas fait la fière), soit je prévois des bottes en caoutchouc (objets INDISPENSABLES dans les cours de ferme), soit j'opte pour une vieille paire de baskets pour faire la tournée. J'ai, au début de ma carrière de libérale cédée à la tentation de mettre les bottines toutes neuves que j'avais achetées la veille, tout cela en plein automne pluvieux. Plus jamais, je ne recommencerai, j'ai mis au bas mots deux jours entiers pour nettoyer mes jolis souliers retapissés à la boue. Il faut s'adapter à l'environnement dans lequel on vit et le mien est, comment dire parfois rustique.
Si l'on est quelqu'un comme moi qui aime la mode, il faut trouver un juste milieu entre fashion et confortable. Déjà, éliminer pour travailler tout décolleté plongeant (regardez-moi dans les yeux, s'il vous plaît !). Ensuite, utiliser plutôt des vêtements confortables car s'accroupir, se pencher, se remettre debout un bonne vingtaine de fois par jour relèvent davantage de la séance de fitness et avec une petite jupe ou un pantalon taille-basse, ce n'est pas très pratique. De plus, oublier les écharpes qui pendouillent dans les pansements (beurk, plutôt dégueu). Bon, j'avoue, parfois, lorsque je fais les boutiques, dans le feu de l'action j'oublie un instant que je ne suis pas rédactrice en chef de Vogue et je flashe sur des petites robes années 60. Heureusement, une petite voix intérieure me tient en éveil, me chuchotant : " imagine-toi dans cette jolie petite robe, en train de faire ta tournée, de traverser les cours de fermes, de repousser le gentil toutou qui te saute après". Et là, comme par magie, je retrouve mes esprits et repose la jolie robe. A la place, je choisis un pantalon confortable mais bon quand même super fashion. Faut pas déconner quand même !
Infirmière de campagne, j’arpente les chemins en long, en large et en travers. Je sonne aux portes et dis « bonjour, comment ça va aujourd’hui ? ». Ah oui, j’écris aussi des histoires sur ce et ceux que je rencontre au quotidien parce qu’il y a de l’extraordinaire dans chaque vie ordinaire...
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