Le blog d'une infirmière libérale. Histoires et anecdotes d'une petite infirmière de campagne en vadrouille qu'il pleuve, qu'il vente et aussi quand le soleil se pointe. Une petite infirmière qui râle un peu, pleure de temps en temps et sourit beaucoup....Bienvenue à toi, viens sur mon blog prendre le bon air de la prairie...
23 Avril 2020
Déconfinement /pas déconfinement, masques pour tout le monde/pas masques pour tout le monde, reprise de l’école/pas reprise de l’école, école imposée/volontariat, dépistage/pas dépistage... Va falloir se décider parce que je ne sais pas vous, mais moi, je commence à m’y perdre et surtout à avoir l’impression de me faire balader (genre comme il faut, une longue, très longue balade !). Soyons logique, prenons l’exemple de mon plus grand au lycée en seconde. Ils sont trente-sept dans sa classe donc pour les groupes de quinze, cela se passe comment et si pas de transport scolaire, est-ce à nous parents qui bossons tous les deux de faire 25 kilomètres aller et la même au retour ?
Toutes ces infos souvent contradictoires qui arrivent en pagaille ne font qu’embrouiller tout le monde. Pas plus tard que tout à l’heure, pendant la tournée, un monsieur m’a avoué que son moral n’était pas au beau fixe parce qu’il ne savait plus où il en était.
-« Vous pensez qu’on pourra sortir le 11 mai ? Parce qu’à la télé ils disent que va y’avoir la deuxième vague... »
J’ai tenté de le rassurer en disant que rien n’était sûr pour l’instant, qu’il fallait attendre, que la deuxième vague n’allait peut-être pas nous submerger tout de suite (je sais, c’est pourri comme jeu de mots !). Pourtant j’en ai bien conscience, il n’y a pas plus flippant que de raconter que rien n’est sûr et qu’en gros, on patauge dans la semoule, mais quoi dire d’autre ? On ne va pas jouer les Paco Rabanne qui font des prévisions sur la fin du monde à venir (enfin, lui c’était en 1999 !) ou au contraire les bisounours où chaque épisode se finit à merveille dans le meilleur des mondes. Il n’empêche si l’on pouvait arrêter de nous raconter tout et son contraire, ne serait-ce que cinq minutes, cela ne ferait de mal à personne. Sur ce, à demain les zamis, prenez soin de vous...
Ps : si la population entière doit se débrouiller comme les soignants pour trouver des masques, on n’est pas sorti de cette auberge dans laquelle on nous a confinés depuis trente-huit jours !
Infirmière de campagne, j’arpente les chemins en long, en large et en travers. Je sonne aux portes et dis « bonjour, comment ça va aujourd’hui ? ». Ah oui, j’écris aussi des histoires sur ce et ceux que je rencontre au quotidien parce qu’il y a de l’extraordinaire dans chaque vie ordinaire...
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