Le blog d'une infirmière libérale. Histoires et anecdotes d'une petite infirmière de campagne en vadrouille qu'il pleuve, qu'il vente et aussi quand le soleil se pointe. Une petite infirmière qui râle un peu, pleure de temps en temps et sourit beaucoup....Bienvenue à toi, viens sur mon blog prendre le bon air de la prairie...
30 Octobre 2019
Depuis de longues heures, assise dans la voiture, avec le cœur au bord des lèvres à la moindre secousse, le temps passe au ralenti. Je me souviens de mes voyages d’enfance, ceux des années 80...
Nous étions entassées mes sœurs et moi à l’arrière, à peine attachées. Je me plaçais toujours à gauche, S à droite et V au milieu. Je me souviens des jeux que nous faisions, des jeux pour lesquels j’abandonnerais mes enfants sur le bord de la route s’ils tentaient d’y jouer ne serait-ce qu’une seconde ! Notre préféré était le jeu de « la boîte de nuit » : nous nous secouions dans tous les sens en une espèce de pogo improvisé, ce qui rendait fous les parents.
Nous étions tour à tour danseuses, chauffeuses poids lourds (chacune conduisait un camion imaginaire qui ne faisait que tourner à droite ou à gauche et s’arrêter dans tous les bistrots qui défilaient), reines du « ni oui ni non ». Nous évitions les « requins » qui arrivaient en face et qui changeaient de couleur au fil du voyage (voitures bleues puis vertes...). Nous ouvrions la fenêtre lorsqu’il faisait chaud et lorsque le mal de cœur empêchait tout mouvement.
Et puis, il y avait ces moments plus calmes où je passais mon temps à regarder ma mère assise à côté de mon père qui conduisait. J’observais chacun de ses mouvements, bercée par le ronronnement de la voiture.
À chaque long voyage, je repense à ces moments de mon enfance, souvenirs parmi les souvenirs de vacances et une légère nostalgie m’envahit. J’aime toujours les voyages et parfois, je m’installe à l’arrière sur la gauche et regarde mes grands qui à tour de rôle jouent les copilotes...
Infirmière de campagne, j’arpente les chemins en long, en large et en travers. Je sonne aux portes et dis « bonjour, comment ça va aujourd’hui ? ». Ah oui, j’écris aussi des histoires sur ce et ceux que je rencontre au quotidien parce qu’il y a de l’extraordinaire dans chaque vie ordinaire...
Voir le profil de La petite infirmière sur le portail Overblog