Le ciel de tournée n’est pas comme les autres
Le ciel de tournée n’est pas comme les autres.
Il est de ceux que l’on regarde pour se donner du courage, pour se dire que l’on prend deux minutes pour respirer en alignant ses chakras ou ce que l’on a envie , là face à l’horizon.
Il est de ceux que l’on affronte, combattant, avant de rentrer dans l’arène de la journée.
Il est de ceux auquel on s’agrippe pour reprendre espoir lorsque l’ombre de la maladie tourne comme un vautour attendant patiemment le trépas.
Il est de ceux que l’on observe du petit matin jusqu’au coucher du soleil, orné de toute la palette des couleurs avec le gris des jours de pluie et le bleu clair de l’hiver. On se raccroche aux nuages, aux nuées d’oiseaux, au triangle des grues qui passent quand le froid arrive.
Il est de ceux qui ne font qu’un avec la terre, la nature, l’herbe et les arbres.
Le ciel de tournée n’est pas comme les autres, on le regarde d’avantage, on s’y cramponne comme à une bouée de sauvetage, on y entrevoit ceux qui ont disparu, leurs visages apparaissant en pointillés dans la brume nuageuse.
Le ciel de tournée n’est pas comme les autres, il m’accompagne chaque jour, comme un doux ami qui veille sur moi.