Coups de chapeau

Publié le par La petite infirmière

Patrick Macnee, Chapeau melon et bottes de cuir.

Patrick Macnee, Chapeau melon et bottes de cuir.

- Coup de chapeau aux oiseaux de nuit. À ceux qui partent travailler quand tout le monde est à la maison. À ceux qui arpentent les couloirs à des heures tardives. À ceux qui viennent lorsqu'une sonnette retentit dans la pénombre. À ceux qui passent au petit matin de chambre en chambre et qui ne craignent plus les odeurs. À ceux qui vivent en décalé.

- Coup de chapeau aux courageux de jour, ceux des urgences, de la réa, des soins palliatifs, de chirurgie et d'ailleurs qui sont toujours présents malgré les conditions de plus en plus difficiles. Qui essaient de donner le meilleur d'eux-mêmes, malgré le manque de personnel et la charge de travail. À tous ces pas effectués, à tous ces dos usés.

- Coup de chapeau au personnel de maison de retraite qui a choisi de s'occuper des "vieux". Qui malgré le nombre de résidents garde le sourire. Qui malgré les douleurs, continue de manipuler, de soulever, de porter. À tous ceux qui, par leur présence, deviennent les yeux, les jambes, les mains de nos aînés.

- Coup de chapeau aux fées des enfants qui les soulagent lorsqu'ils souffrent, affrontent l'impensable et soutiennent tous les parents perdus.

- Coup de chapeau aux abeilles du domicile qui piquent, lavent, accompagnent ceux qui souhaitent rester chez eux.

- Coup de chapeau aux services d'urgence du 15 et du 18, qui sont sur place en quelques minutes et qui sauvent des vies.

À tous, je dédie ce billet. Malgré la conjoncture et les obstacles, ils ont choisi de se tourner vers les autres. Je ne parlerai pas de vocation, car être soignant ne s'improvise pas. On ne naît pas soignant, on le devient. Chaque jour amène une situation nouvelle. Chaque situation amène une expérience. Chaque expérience amène un savoir. Le point commun de tous ces soignants : l'autre. Celui qui est dans la misère, celui qui souffre, celui qui a besoin d'aide. Je leur tire mon chapeau, car malgré les coups de blues, les coups de fatigue et les coups de Trafalgar, tous ces soignants restent debout. Parfois bancals, parfois usés mais toujours debout.

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